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Quatorze jours sont nécessaires à la fabrication du véritable savon de Marseille.
Le procédé marseillais, ou cuisson dite “à grand feu” :
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Chaudron contenant 30 tonnes de savon
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Etape 1 • L’empâtage, ou saponification
Les huiles végétales et la lessive de soude
sont mélangées dans un grand chaudron pouvant contenir 20 tonnes de
matières premières. Sous l’action de la soude et de la chaleur,
les huiles se transforment peu à peu en pâte de savon.
C’est la réaction chimique de saponification, appelée aussi empâtage.
Etape 2 • Le relargage, ou lavage
La pâte de savon est lavée plusieurs fois à l’eau salée afin
d’éliminer la soude restante.
Etape 3 • La cuisson
Elle est cuite pendant dix jours à une température de 100 °C.
Le chaudron est allumé le matin et éteint le soir.
Etape 4 • La liquidation
Plusieurs lavages à l’eau pure sont ensuite effectués afin de
débarrasser le savon de toute impureté, ce qui lui vaut sa dénomination
d’“extra pur”. Devenue plus fluide, la pâte est ensuite
mise au repos pendant deux jours.
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| L’ensemble de ces étapes s'appelle “la cuite”. Phase déterminante et délicate, elle requiert toute l'attention du maître savonnier. |
Etape 5 • La coulée de la cuite
La pâte de savon est ensuite versée, encore chaude (entre 50 et 70 °C), dans les “mises”, gigantesques moules, grâce à
un canal articulé en bois appelé “goulotte”.
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Les "mises" : la coulée, le séchage et la découpe |
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Etape 6 • Le séchage
Le savon sèche pendant quarante-huit heures à l’air libre. Par jour de
mistral, les fenêtres exposées au nord sont ouvertes, permettant ainsi
de réduire le temps de séchage.
Etape 7 • Le découpage
Une fois sec, le savon est coupé dans les mises en pains de 35 kg, à l’aide d’un couteau tiré par un treuil.
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Les pains sont à
leur tour découpés dans une machine pour en faire des blocs de 2,5 kg,
1 kg, 600 g, 500 g et 400 g.
Etape 8 • Le séchage sur les canisses
Les cubes de savon sont placés sur des canisses (ou claies) en bois pour
sécher. Au bout de quarante-huit heures en étuve, une croûte
se forme à la surface ; ils peuvent enfin être marqués.
Etape 9 • Le moulage
Il existe deux types de marquage : frappé à la main pour les barres,
ou moulé en machine pour le cube. Ce dernier est estampillé sur les
six faces, signe de reconnaissance du traditionnel “savon de Marseille”.
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Les barres, estampillées à la main,
sèchent sur les canisses
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En ce qui concerne les savonnettes, les matières premières
sont les mêmes mais le procédé de fabrication est un peu différent ; elles sont
fabriquées à partir de copeaux de savon de Marseille auxquels nous ajoutons
du parfum et du beurre de karité.
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La connaissance des ingrédients et des étapes ne suffit pas ;
seul le secret d’un savoir-faire, transmis de génération en
génération, peut garantir la réussite du savon.
Malgré un procédé de fabrication spécifique, le savon
de Marseille ne bénéficie pas d’appellation contrôlée,
autorisant ainsi de nombreuses dérives.
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