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« Depuis plus de cent ans nous goûtons notre savon directement dans nos chaudrons
pour vérifier sa parfaite fabrication. Si la pâte pique la langue c'est que le
savon nécessite un dernier lavage à l'eau pure. Qui aujourd'hui possède
encore ce savoir-faire ?»
La fabrication du savon de Marseille
est née et s'est développée pendant des siècles
uniquement de façon empirique, basée sur l'observation et la sensibilité humaines.
Par la maîtrise de cette pâte, bouillonnante
et fumante, les savonniers étaient qualifiés de «maîtres de feu», veillant sur une fabrication proche de l'alchimie.
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Henri Fabre goûtant le savon en fin de cuisson
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En 1688, par l'édit de Colbert,
Louis XIV institutionnalise le savon de Marseille en fixant les règles de sa fabrication.
Mais il faut attendre le début du XIXe siècle pour que le processus de
saponification soit codifié puis conforté, ensuite, par le
développement des analyses en laboratoire.
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Alchimies du passé et technologies d’aujourd’hui :
une recette unique !
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Alors que la fabrication traditionnelle du savon de Marseille en chaudron est de moins en moins respectée, la savonnerie Marius Fabre à Salon-de-Provence s'attache, depuis 1900, à conserver ce savoir-faire unique en le transmettant de génération en génération.
Chez Marius Fabre, on utilise encore la méthode de fabrication traditionnelle, confortée par l’analyse chimique de la pâte à la fin de la cuisson, et l'on prend le temps de fabriquer le «vrai» savon de Marseille selon les règles de l'art. |
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